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Au lendemain de sa belle performance à Monte-Carlo (où il a notamment battu en 16e de finale le n°6 mondial le Japonais Kei Nishikori), interview express avec Pierre-Hugues Herbert, le joueur alsacien le plus titré de tous les temps…

À peine quatre mois après votre décision de vous concentrer désormais sur votre parcours en simple, cette édition du tournoi de Monte-Carlo vous a apporté manifestement bien des satisfactions…
– Comme nous nous parlons au lendemain de ma défaite en 8e de finale contre Borna Coric, je suis quand même encore un peu déçu de ne pas être allé plus loin. Le score du match (Pierre-Hugues s’est incliné 6-4, 6-2 – ndlr) raconte assez mal la belle bataille que j’ai menée contre le 13e joueur du classement ATP. Mais c’est vrai que j’ai pris du plaisir à jouer à Monte-Carlo et que j’y ai joué trois bons matchs…

Au final, c’est un bon début de préparation pour Roland-Garros qui débutera au lendemain de la finale des Internationaux de Strasbourg. Chaque année ou presque, un joueur français nous réserve un beau parcours. Et si c’était vous cette année ?
– Je n’y jouerai pas en double, comme l’an passé (L’incontournable paire Herbert/Mahut avait remporté le tournoi 2018 –ndlr). Ça faisait déjà quelque temps que j’avais cette idée en tête de me concentrer sur le simple et c’est le cas depuis le début de l’année. On ne peut pas jouer sur les deux tableaux sans y laisser de l’énergie : le double apporte une dose de fatigue et de stress qui n’est pas compatible avec un bon parcours en simple. Je reprendrai le double pour me préparer pour le tournoi des Jeux Olympiques de Tokyo, en 2020, qui est notre objectif majeur à Nicolas Mahut et moi. Dans ces conditions, c’est vrai que je vais tout faire pour parvenir en deuxième semaine à Roland-Garros, ce qui serait fantastique pour moi. En tout cas, je pense avoir beaucoup progressé en simple, comme mon début de saison le montre…

Le double apporte une dose de fatigue et de stress qui n’est pas compatible avec un bon parcours en simple.

Ceux qui suivent de près vos rencontres sur le circuit ATP soulignent tous que vous avez développé un jeu atypique sur terre battue. C’est ce qui vous a notamment permis de battre un des cadors de cette surface, le Japonais Nishikori, à Monte-Carlo…
– Je crois en effet que j’ai compris que pour être efficace, il faut être différent. Sur le circuit, et même dans les tournois de la catégorie juste en dessous, ils sont nombreux les joueurs qui jouent extrêmement bien au tennis. Ceux qui parviennent à percer sont ceux qui sont capables d’imposer quelque chose de différent sur le court. J’essaie de jouer beaucoup de services-volées, j’aime monter au filet comme à l’ancienne, je parviens à contrer, je tiens ma ligne aussi. Avec les progrès que je pense avoir faits, je peux aller chercher quelque chose de plus en simple…

Un mot sur les Internationaux de Tennis de Strasbourg, un tournoi dont vous avez toujours affirmé l’importance…
– C’est vrai que je mesure bien l’importance des IS pour tout le tennis alsacien. Je les ai vu grandir et j’ai eu moi-même des étoiles dans les yeux en voyant les meilleures joueuses féminines y évoluer. Je me souviens particulièrement de l’année où Sharapova avait joué à Strasbourg… Un tel tournoi est très important car cette semaine de matches à Strasbourg donne envie à des tas de jeunes de pratiquer le tennis et c’est cet engouement qui va en amener certains vers le haut niveau. Voilà pourquoi il faut remercier Denis Naegelen et ses équipes de faire cet immense travail qui porte ses fruits au maximum aujourd’hui…

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