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Pour cette dernière semaine, mes pas me transportèrent entre 2500 et 4300m à la découverte des lacs, des montagnes et des peuples autochtones.

Samedi, marché artisanal à Otavalo, tous les sens sont en éveil. Les peuples des montagnes viennent y vendre couvertures et écharpes en alpaga aux couleurs chatoyantes, attrape-rêves, cuirs, bijoux et pains artisanaux. Un régal des yeux, de sourires et de joie de vivre. Malgré la foule et la taille du marché, tout se passe calmement, dans la bonne humeur et le partage.

J’ai été touchée par la gentillesse des artisans avec qui j’ai discuté ou acheté des produits. Certains m’invitaient même à séjourner chez eux. Malheureusement, le temps me manquait. Dans le gîte, j’ai aimé m’endormir aux pieds des montagnes au coin d’un feu de cheminée.

Le lendemain, je pensais randonner tranquillement autour des lacs à 3500 m, mais le guide nous a menés au sommet du mont Fuya Fuya à 4250 m. Ce fut un moment fort de dépassement de soi-même sans vraiment m’y être préparée. La vie me montrait une fois de plus que lâcher prise, avoir confiance en ce qui se présente et OSER aller au bout du chemin, de gravir son propre sommet, renforçaient l’épanouissement et la joie

de se réaliser. En chemin, malgré l’altitude, la végétation était riche et colorée, le paysage splendide.

Ma dernière randonnée autour de la Laguna de Cuicocha, fut comme un aboutissement du chemin parcouru durant ce voyage. Monter, descendre, la perspective des montagnes était trompeuse quant au sentier à suivre. Je n’en voyais pas le bout. Personne en chemin, seule au milieu de cette nature variée aux points de vue uniques. Je me suis laissée porter. Chaque pas me permettait d’intégrer les moments vécus durant ce voyage. De profonds sentiments de joie et gratitude m’ont émue aux larmes.

Vivre son rêve, ce qui nous anime, sans savoir ce qui se passera pendant et après, c’est comme gravir une montagne, découvrir la végétation en chemin et en arrivant au sommet se laisser surprendre. Le temps sera peut-être clair et vous découvrirez le paysage ou nuageux. Qu’est-ce qui est le plus important, le chemin parcouru ou de connaître ce qu’il y a après ? L’inconnu fait peur et nous empêche souvent d’oser. La nature nous enseigne que tout est impermanent et renaît.

Ce rêve réalisé représente un premier pas, riche d’enseignements, pour continuer mon chemin vers ce qui m’amine : la transmission, la découverte des autres cultures et de ce que l’Univers, de façon peut visible, nous montre. Oser vivre ses aspirations, ses passions et ses rêves est devenu mon « light-motif » !

(Re)lire les précédents épisodes de la série Équateur, un voyage vers soi :

Episode 1 – Les villes historiques, le commencement d’un rêve
Episode 2 – Séjour chamanique, rencontres et perspectives
Episode 3 – Les Galapagos, vivre son bout du monde

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