Freshmile entre dans le jeu IS !

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Article publié dans le cadre de Terriennes, le hors-série des IS 2023

Opérateur strasbourgeois de recharge pour véhicules électriques, parmi les pionniers en France, Freshmile devient partenaire des Internationaux de Strasbourg dont il partage les mêmes valeurs. Décryptage d’un marché en plein essor avec son fondateur, Arnaud Mora.

Entrepreneur dans la transition énergétique depuis 2005, Arnaud Mora s’intéresse dès 2009 à trouver une solution pour recharger facilement les batteries en énergie renouvelable et vertueuse, « alors que le marché était encore inexistant à l’époque », se souvient-il. Incubé chez Semia, soutenu par l’Eurométropole, la Région et la Caisse des dépôts, il participe à des projets collaboratifs européens autour du stockage d’énergie, à des projets estampillés « Programme d’investissements d’avenir » sur les thématiques de l’énergie et de l’environne ment, à des expérimentations, avant d’aboutir à son premier business plan.

En 2014, Freshmile voit le jour à Strasbourg. « À l’instar des opérateurs téléphoniques, nous sommes un opérateur de recharge de véhicules électriques qui permet de faire fonctionner l’infrastructure, précise Arnaud Mora. Nous sommes l’un des premiers en France à avoir développé un système de recharge facile, répondant au parcours utilisateurs et aux services attendus. » Sur son application, vous trouvez la carte des bornes de recharge en France et en Europe, vous pouvez aussi planifier votre itinéraire, identifier les bornes en rade en temps réel, relever vos factures et choisir votre moyen de paiement.

Le Pass Freshmile est actif sur toutes les bornes de recharge ouvertes au public en France et en Europe, soit 250 000 à ce jour. « Le Pass fonctionne sur n’importe quelle borne de la concurrence, nous avons des contrats d’itinérances suivant les directives européennes, et c’est bien appliqué en France, souligne Arnaud Mora. Nous étions d’ailleurs parmi les premiers à accueillir d’autres opérateurs en 2015. Contrairement à ce qu’il se dit, il n’est pas nécessaire de souscrire à plusieurs opéra- teurs. Cependant, le marché étant en forte croissance, il attire quelques aventuriers peu sérieux. Mieux vaut bien choisir son opérateur parmi les quatre-cinq fiables en France. » Un marché en pleine expansion, donc, mais qui a encore du chemin à faire : « En 2015-2016, il n’y avait que 100 000 véhicules électriques en France, aujourd’hui on en compte un million, mais cela reste peu sur les 36 millions de véhi- cules au total, commente-t-il. Vers 2030, on devrait atteindre les 7 à 8 millions de véhicules électriques ou hybrides rechargeables. Une croissance énorme est devant nous, mais il y a encore beaucoup à faire. »

Son objectif de cette année : doubler son activité, qui a déjà multiplié par dix le nombre de recharges sur ses bornes. « Nous comptons 250 000 utilisateurs, soit le quart du parc automobile électrique en France, une quinzaine d’entreprises du CAC40, et 25 000 points de charge sous gestion. »

Arnaud Mora © Nicolas Roses

« Une croissance énorme est devant nous mais il y a encore beaucoup à faire. »

Freshmile compte 80 salariés et continue son développement. « Notre force, c’est notre savoir-faire : nous avons développé en partant de zéro deux logiciels et une équipe d’exploitation qui va parler aux propriétaires de véhicules, aux entreprises, et qui ont les compétences de faire marcher le service. » Autant dire que si vous êtes en rade au milieu de la pampa, ou perdu devant la borne de recharge, un service client est disposé à vous répondre H24. Les logiciels sont en outre en constante évolution pour répondre aux besoins des utilisateurs. Freshmile permet aussi aux salariés disposant d’un véhicule de fonc- tion de facturer la recharge à leur entre- prise, même sur leur borne personnelle.

C’est donc très naturellement que l’entreprise strasbourgeoise vertueuse et en pleine croissance a décidé cette année de devenir partenaire des IS. « L’idée est celle d’un partenariat gagnant, confie Michel Gassmann, directeur marketing et communication. Les organisateurs du tournoi portent les valeurs du sport féminin, de l’écoresponsabilité, qui sont raccord avec nos propres valeurs. » « L’idée pour nous est de gagner en visibilité, en notoriété, sur toute la partie hospitalité, en marquant notre ancrage territorial, car finalement nous avons à ce jour assez peu communiqué », rebondit Arnaud Mora. Un partenariat qu’ils envisagent sur le long terme : « Participer aux IS, c’est rentrer dans un club de partenaires actif toute l’année, grâce à Jérôme Fechter qui nous met en relation », appuie Michel Gassmann.

Si Arnaud Mora est arrivé par hasard à Strasbourg, il a privilégié l’Eurométropole à Paris ou Londres où il exerçait alors, et compte bien continuer à s’y développer : « À Strasbourg, il y a une conscience environnementale, une sensibilité à ces sujets, estime-t-il. Pour démarrer une activité sur des enjeux régaliens, des choses compliquées, mieux vaut choisir une ville de 500 000 habitants qu’une mégalo- pole. » Seule difficulté : le bassin d’emplois est à créer : « On ne dispose pas de main-d’œuvre qualifiée, mais nous nous attachons à créer des experts qui sont formés en interne. » Avec un recrutement permanent sur des métiers d’avenir.

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