La Chronique d’Aurèle in the City – Séduction, pilier d’une relation durable ?

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Séduction, pilier d’une relation durable ?
(Hier, aujourd’hui, demain…)

Avant le début du commencement d’une potentielle relation, un seul mécanisme à déclencher : celui de la séduction. Difficile d’attirer dans ses filets le moindre poisson sans appât, sans petit signe extérieur d’intérêt qu’il soit esthétique, humoristique, sensuel ou intellectuel.
Séduction, drague, attraction, fascination, on peut l’appeler comme on veut, c’est bien le point de départ d’un sentiment devant amener, en fonction de la génération, à une « date », un « crush », un « plan », un « flirt », une « invitation » et plus si affinité…

Si elle peut revêtir ainsi de nombreuses terminologies, la séduction est aussi tout un art sur lequel hommes et femmes s’accordent la plupart du temps. Ensemble de procédés dits de manipulations visant à donner une image avantageuse afin de susciter une émotion (merci Wikipédia !), la séduction se travaille au premier rencard. Et après ? Une fois la viande dans le torchon, comment subsistent les émois électriques des premières fois ? Lorsqu’on passe d’une histoire à partager MMS (matin, midi et soir, avant de changer de rythme, on s’en reparle dans une prochaine chronique), que deviennent tous ces p’tits trucs auxquels on prête une grande attention pour attirer, charmer, envoûter ? Se conjuguent-ils déjà à l’imparfait quand la cuisson idéale de la viande est trouvée ? Ou au contraire, les prémices originelles survivent-ils à un quotidien qu’on voudrait toujours excitant ? Séduction, pilier d’une relation durable ?

En ce qui concerne ma relation avec Monsieur je ne sais pas (passé progressivement du statut d’amant à celui d’amoureux avant de devenir mon pacsé et mon mari), il me semble bien que l’élément déclencheur prend la forme d’une paire de bas résille glissée dans des bottes noires à l’occasion d’une réunion somme toute pas très glamour mais pour le coup relativement intéressante…
14 ans et quelques centaines de coupettes plus tard, je dois reconnaître que cette fameuse séduction délicieusement consommée est toujours d’actualité. Pas tous les jours certes mais bien présente. Pas forcément régulière mais toujours au bon moment.

Pas facile reconnaissons-le d’entretenir au quotidien ce p’tit truc qui nous a fait succomber au premier regard, en l’occurrence ici au premier jeu de jambes grillagés. Dur, dur de concilier 7/7 vie professionnelle, sociale, parentale et… amoureuse. Pas évident d’être dispo, frais (fraîche) et glam 365 jours par an (ceci dit il paraît qu’il existe une nouvelle technique sous forme de brosse pour un visage rajeuni et détendu, je vais peut-être essayer ?!).
Personnellement, lorsque j’ai pris conscience que c’était (à priori) le bon, je me suis fait une promesse : faire en sorte qu’il ne se lasse pas (en tout cas le moins possible) et qu’il ait (souvent) l’impression que c’est la première fois sans compter le fait qu’il retrouve toujours le chemin de la maison. C’est assez sportif surtout depuis que je joue aussi à la maman mais un chignon peut faire sensation… Des talons leurs effets… Des sushis des idées… Un regard peut provoquer une émotion, un mot une sensibilité. Au final, ce ne sont que des accessoires et des petits détails mais qui ont leur importance. Des p’tites variations parfois cachées dans le quotidien, de prime abord innocentes, mais qui se révèlent assez complémentaires sur le long terme.

Alors OUI, j’ose utiliser la séduction comme l’un des piliers d’une relation durable. Et je compte bien en abuser encore quelques temps. Peut-être même de manière plus répétée quand j’imagine non pas le 2ème mais le 3ème effet Kiss Cool qui nous attend. En effet, au moment où j’écris cette chronique, nous sommes à 24H de l’annonce des nouvelles mesures sanitaires et en fond, la divine Etta James chante Stormy Weather… ! Définitivement, je crois que dans les prochains temps, il faudra largement alterner parties de rami en tenue de combat (comprendre gros pull/ pantalon pilou) et dîners at home à la limite du romantisme (mais sans chandelles quand même, hein) et cette fois-ci avec le son envoûtant de la revisite de La vie en rose par la sublime Grace Jones.

Crédit photo : Anne Lienhart

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