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Strasbourg est incontestablement une ville culturelle : concerts, danse, théâtres, expositions… Tout au long de l’année, la ville propose une programmation hétéroclite, à un public qui ne l’est pas moins. Dans ce foisonnement artistique figure en bonne place l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, communément appelé par ses aficionados  « O.P.S » et dont la réputation n’est plus à faire.

Héritier de chefs prestigieux qui ont concouru à sa renommée depuis 1855, l’OPS est une institution qui réserve bien des surprises tant il est parfois éloigné des standards. Souvent perçue comme un lieu réservé aux initiés, la phalange strasbourgeoise joue pourtant la carte de l’ouverture. Il suffit pour cela de jeter un coup d’œil à la saison 2017/2018.

Hip-hop et philharmonie

Cette année, l’OPS a relancé son programme d’« Orchestre en résidence ». Initié pour la première fois en 2002, ce projet a pour objectif de rapprocher l’orchestre des habitants de quartiers populaires. Après une expérience réussie à la Meinau (2002-2004), le succès de l’opération à la Montagne Verte-Elsau (2006-2008), il s’agit de la 3ème saison pour cette résidence « hors les murs ». Une action ciblée avec les partenaires institutionnels ou associatifs permettant aux habitants et en particulier aux scolaires, de participer à un projet pluriannuel voire pluridisciplinaire autour de la musique classique.

Pour cette nouvelle édition, l’Orchestre en résidence a posé instruments et pupitres au Neuhof. Le directeur artistique de l’OPS Marko Letonja a souhaité travailler avec un chorégraphe hip-hopeur : Majid Yahyaoui (photo) et sa compagnie MJD. Des ateliers sur deux ans ont ainsi été proposés autour du rythme dans la musique et la danse. L’investissement conjoint de l’OPS et de MJD auprès de 11 classes et 234 élèves de CM2, aura eu des effets très bénéfiques pour lutter contre l’évitement scolaire.

Casser les codes

Un jeune chef d’origine équatorienne, Manuel Mandoza, a également été sollicité pour mener des actions de proximité dans les écoles. Animation de plusieurs chorales, classes de découverte musicale… au total plus de 400 enfants y ont été impliqués entre 2015 et 2017.

A travers cette action artistique, Marko Letjonja parvient à « casser les codes » en proposant une programmation plus éclectique et moins conventionnelle. Il  permet la rencontre de l’orchestre avec un public néophyte. Pari réussi pour le maestro d’origine estonienne qui prouve, à ceux qui en doutaient encore, que la musique symphonique reste accessible.

Reconduction ?

La saison de l’Orchestre en résidence s’est achevée par un concert de restitution le 12 mai dernier, réunissant tous les participants de cette programmation décentralisée pour le moins originale.

A la demande des enseignants et compte tenu du grand succès qu’elles rencontrent, ces actions éducatives décentralisées devraient être reconduites sous plusieurs formes en 2018.

En attendant d’en connaître le programme, on ne se lasse pas d’écouter (ou de réécouter) un extrait du concert final de la saison 2016/2017, donné les 22 et 24 juin au Palais de la Musique et des Congrès… de Strasbourg bien sûr !

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