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Fraîchement arrivé à Strasbourg, Nicolas d’Ascenzio, le nouveau directeur du Shadok nous parle des futurs projets pour la rentrée. Entre Presqu’île Malraux, Manufacture et COOP, le tiers-lieu se réinvente et tisse sa toile…

 

OR NORME : Initialement tu viens de chez Bliiida, à Metz. Désormais tu es à la tête du Shadok, comment se passe ton adaptation ?
Nicolas d’Ascenzio : « Cela se passe très bien. Strasbourg est une ville de cœur. Comme toutes les transitions, il y a un travail d’adaptation, de découverte, de diagnostic. J’ai d’abord rencontré l’équipe, les acteurs du lieu et les différents partenaires du Shadok, puis les partenaires et les acteurs de la COOP car je suis à cheval sur ces deux missions.
Il y a une vraie envie de déclencher l’ensemble des énergies. En ce qui concerne le Shadok il faut réinventer la formule, réussir à retrouver un nouveau sens pour le projet, c’est passionnant. A la COOP y a cette volonté de faire partie d’une nouvelle histoire. C’est excitant d’être dans ces débuts de projets.

Le Shadok a ouvert en 2015, quel bilan après 4 ans ?
C’est un lieu qui, aujourd’hui, a vécu sa première séquence et qui a permis à la collectivité d’affirmer une volonté sur le numérique et la créativité de manière générale. Désormais, le contexte évolue, il y a l’ouverture de la Manufacture prochaine, mais aussi celle de la COOP. Le numérique lui-même est une matière qui est en mouvement perpétuel. Entre les acteurs créatifs, les industries culturelles et créatives, le rapport entre l’économie et le numérique, le Shadok doit se demander comment s’installer durablement dans le paysage strasbourgeois tout en restant un lieu d’innovation. Il faut que le lieu se transforme et, en même temps, il faut conserver une base solide afin que les équipes, les artistes, les porteurs de projets et les habitants de Strasbourg se retrouvent tous dans ce projet.

On parle de tiers-lieu, de numérique, de digitalisation, quelle définition pourrait-on donner précisément du Shadok ?
Le Shadok est un tiers-lieu dédié à la création numérique. C’est un troisième espace entre espace de vie et de travail. Cela correspond aux changements de la société. Dans nos métiers, le numérique a changé nos façons de travailler ; on est mobile, on a des portables, on peut travailler partout et on entreprend beaucoup plus qu’il y a vingt ans. Du coup, la frontière entre vie personnelle et vie professionnelle a tendance à se gommer. Ces espaces-là répondent à cette demande qui consiste à avoir, dans un même espace, la possibilité de travailler mais aussi de se divertir, d’aiguiser sa curiosité, de rencontrer, d’échanger et de partager.

Comment rendre accessible aux usagers la fonction d’un tiers-lieu ?
Il faut d’abord simplifier le vocabulaire. Je pense qu’il y a la question de la communication et la question du fond et de ce que tu proposes. Au rez-de-chaussée du Shadok on va relancer un restaurant, on va mettre des bornes d’arcade, des baby-foot… Il faut que le lieu soit fun, cool et accessible, comme dans un bar en quelque sorte. On veut montrer que c’est pour tout le monde, pour les enfants, pour les personnes âgées, on doit pouvoir boire un verre, assister à une conférence… Notre rôle à nous, c’est d’être du service public, c’est-à-dire que tu dois pouvoir venir toquer à la porte et vivre une expérience. Il faut que le public vienne nous voir, et pour voir des choses, mais surtout pour nous dire : « qu’est-ce qu’on peut faire comme projets avec vous ? ».

 

 

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