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L’été dernier, Joëlle Smadja, directrice de Pôle Sud Centre de Développement Chorégraphique National nous avait parlé de la thématique de la saison 2017-2018 intitulée « Désirs d’horizon ». « Il s’agit de prendre acte de tous les bouleversements de la planète, de dire notre envie d’un monde meilleur, de regarder au loin vers des parties du monde incandescentes à l’heure actuelle… » nous disait-elle.

La programmation du Festival EXTRADANSE s’inscrit pleinement dans cet appel d’air tout en se redéfinissant dans une formule plus resserrée qu’elle ne l’était dans les précédentes éditions.

Plusieurs lieux

Sept spectacles sont au programme entre le 5 et le 18 avril prochains, on pourra les voir et les revoir, rencontrer les artistes ou suivre des master class avec eux, décliner des « temps forts » entre Pôle Sud, le TNS, le Théâtre de Hautepierre et même le cinéma Star où sera présenté un film d’Alex Gibney sur Fela Kuti, génie de l’Afrobeat qui inspire encore ceux qui luttent pour la liberté. Parallèlement, à Pôle Sud, Serge Aimé Coulibaly évoquera dans Kalakuta Republik Shrine, la boîte de nuit mythique de la banlieue de Lagos dont Fela avait fait une république indépendante vibrante d’espoir et de révolte.

L’Afrique

L’Afrique est au cœur d’une programmation où l’on trouve aussi le Burkinabé Salia Sanou qui explore l’espace de l’exil, Dorothée Munyaneza dont le spectacle  Unwanted  interroge le drame du viol et des enfants du viol après le génocide qui a déchiré le Rwanda, ainsi que les Sud-Africains Robyn Orlin et Albert Ibokwe Khoza qui interrogent de façon très caustique les « fantômes de leur pays » dans un « Requiem pour l’humanité »… L’œuvre s’intitule And so you see

Et le Moyen-Orient, mais pas que…

Autre partie du monde « incandescente », le Moyen-Orient est bien présent dans EXTRADANSE avec Déplacement, un travail entre ancrage et déracinement de l’artiste et chorégraphe syrien Mithkal Alzghair.
Sans oublier l’incandescence des gestes oubliés et des souffrances du monde ouvrier ressuscités dans Weaver Quintet d’Alexandre Roccoli… Ni celle de l’altérité si largement partagée. Dans Still in Paradise, le chorégraphe d’origine néerlandaise Yan Duyvendak et l’Egyptien Omar Ghayatt dialogueront en direct avec le public sur l’idée que l’on se fait de l’autre dans une étonnante pièce participative.

Autant de pièces radicales pour se délivrer du réel fabriqué par les médias ou le politique, et le réinterroger dans l’espace poétique de la danse.

 

Le programme

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