Des fonctions support essentielles ⎢IHU

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Article publié en juin dans notre hors-série dédié à l’IHU

Le bon fonctionnement de l’IHU repose sur des activités complémentaires à la recherche. Focus sur trois d’entre elles.

SUBVENTIONS ET FINANCEMENTS

« Bien que chaque salarié occupe un poste dédié au sein de l’IHU, nous sommes tous polyvalents et amenés régulièrement à faire de nouvelles choses. Cela fait évoluer l’institut autant que cela nous fait évoluer personnellement », énonce Clélia Kinderstuth, sa directrice administrative et financière. Comme l’indique le qualificatif de son poste, son métier porte entre autres sur le suivi des sources de financement de l’IHU. La première : l’État qui lui a attribué une dotation de 67 millions d’euros pour la tranche 2011-2019 et une seconde de 14 millions pour la période 2020-2025.
« En parallèle, nous disposons d’autres subventions ainsi que de financements propres à chaque projet, indique Clélia Kinderstuth. Pour cela, nous répondons à des appels à projets tout comme nous initions des partenariats avec des organismes publics ou privés. » Parmi eux : des industriels de la santé, l’Agence nationale de la recherche, l’Europe, la Fondation Arc, Bpifrance ou encore la Région Grand Est. L’objectif désormais est de développer des recherches pleinement auto-financées, relève-t-elle tout en rappelant que l’IHU poursuit un but non lucratif.

« Nous sommes tous polyvalents et amenés régulièrement à faire de nouvelles choses. »

Clélia Kinderstuth, directrice administrative et financière. ©Laetitia Piccarreta

UNE VALORISATION OPTIMISÉE

Après avoir été cheffe de projet innovation, Marie-Muguet Klein est chargée de valorisation, une fonction également assumée par deux de ses collègues, dont sa responsable d’équipe. En « parfaite synergie », elle accompagne les chercheurs dans la mise en valeur de leurs projets et de leurs résultats. Cette finalité implique dès leur genèse « d’évaluer des facteurs contextuels afin de vérifier qu’ils répondent bien à un besoin médical et n’ont pas d’équivalents à l’identique sur le marché », explique-t-elle. Les degrés de faisabilité technologique, de viabilité économique et de valorisation du concept sont par ailleurs analysés (par le biais de financements internes appelés sandbox et/ou de POC (Proof Of Concept) ainsi que par un processus de suivi et de validation). De même, les questions de la propriété intellectuelle sont étudiées afin de protéger les travaux.
Ces étapes permettent, au besoin, de rediriger – voire de stopper – le plus tôt possible les recherches afin de ne pas mobiliser inutilement des moyens humains et financiers. À l’inverse, elles se veulent une preuve du caractère prometteur du concept… « Elles permettent donc, par la suite, de chercher des financements complémentaires auprès d’académiques ou d’industriels avec des arguments scientifiques et médico-économiques solides pour continuer le développement », explique Marie-Muguet Klein qui s’attelle également à l’élaboration et au suivi de ces contrats de collaboration. Enfin, une fois la solution dérisquée à travers l’application de nos processus, un transfert de cette dernière peut être envisagé par le biais d’une licence ou d’une cession que ce soit à un industriel de la santé ou via la création d’une start-up permettant ainsi d’atteindre de le marché et d’impacter positivement le parcours patient.

« Évaluer les facteurs contextuels [des projets de recherche] afin de vérifier qu’ils répondent bien à un besoin médical et n’ont pas d’équivalents. »

Marie-Muguet Klein, chargée de valorisation. ©Laetitia Piccarreta

SAVOIR-FAIRE ET FAIRE SAVOIR

« Dans nos murs, nous avons des experts reconnus qui mènent des projets d’envergure. Pourquoi nous ne le dirions pas ? », sourit Gaëlle Giovannoni. Chef projet web, elle cumule actions de communication interne et externe en « adaptant les messages et les supports de diffusion aux publics ciblés. Par exemple, sur LinkedIn, je poste principalement des actualités à destination des institutionnels et des professionnels du secteur de la santé et des technologies médicales. L’idée est de faire la promotion de nos projets au niveau régional comme national et international, d’annoncer les formations que nous proposons ou encore d’évoquer les récompenses que peuvent recevoir des membres de l’institut pour leurs travaux de recherche. »
« Sur notre site internet www.IHU-strasbourg.eu, nous sommes plus dans la vulgarisation dans le but de sensibiliser le grand public à l’excellence de nos activités », explique encore Gaëlle Giovannoni qui se décrit, non sans une certaine fierté, comme « une travailleuse de l’ombre ». Toutes ses publications ont un fil conducteur commun : « Nous ne sommes pas là pour rien. Nous sommes là pour vous soigner ! »

Gaëlle Giovannoni, chef projet web ©Laetitia Piccarreta