Les IS roulent pour l’électrique et l’hybride

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Les IS s’engagent à diminuer leur empreinte carbone et ont obtenu le niveau 3 de la Charte des 15 engagements éco-responsables du ministère des sports et de la WWF. Parmi ces engagements, un transport plus « green » des joueuses et du staff, avec son transporteur officiel, L’Espace H – BMW depuis 2012.

Depuis 2014 et la sortie de son premier véhicule 100% électrique l’I3, L’Espace H – BMW joue le jeu du développement durable des Internationaux de Strasbourg. Seul bémol : « Les joueuses ont beaucoup d’affaires et de très gros sacs, nous sommes donc obligés d’utiliser des véhicules hybrides, avec de plus grands coffres, pour les véhiculer depuis ou vers l’aéroport ou la gare », précise Michel Hentz, directeur général de la concession basée à Hoenheim.

Le concessionnaire met chaque année à disposition du tournoi féminin quinze véhicules électriques ou hybrides pour driver les joueuses et le staff. « L’objectif est de diminuer l’empreinte carbone du tournoi, nous privilégions donc les modèles qui sont les moins émetteurs de CO2 possible. » Un objectif qui correspond tout à fait au virage éco-responsable que prend le constructeur allemand depuis quelques années déjà.
« C’est une démarche très holistique de se tourner vers le développement durable, souligne Michel Hentz. Nos usines se veulent plus vertes, avec 100% de l’électricité produite par éoliennes, avec une diminution de l’usage de l’eau ou des lumières artificielles en privilégiant les larges baies vitrées, en mettant aussi à disposition un ostéopathe 7 jours sur 7 pour nos salariés. »

Des voitures en matériaux recyclés

Son modèle électrique phare, l’I3 – dont les IS devraient découvrir la toute nouvelle version cette année – privilégie aussi les matériaux recyclés : « Le plastique est remplacé par du kénaf, un dérivé de l’hibiscus, les sièges sont en tissu issu de 120 bouteilles d’eau pétillante recyclées, le châssis provient de 400 canettes recyclées, la structure de la coque est en carbone, 50% plus légère que l’acier, détaille Michel Hentz. L’objectif étant de réduire ce qu’il y a de plus lourd, de plus polluant, de plus coûteux, à savoir la batterie. »
Dans les tuyaux du constructeur pour les prochains mois, l’arrivée d’une nouvelle I3, d’une Mini et d’un X3 électrique et d’un Countryman hybride. Les IS devraient une nouvelle fois être l’occasion de présenter l’un ou l’autre modèle. Deux vélos électriques BMW seront également disponibles dans le Village.
« Les IS sont un événement incontournable de Strasbourg, en termes de valeurs sportives et de développement durable. C’est un terrain de jeu magnifique pour mettre notre marque en avant. » Difficile néanmoins de quantifier l’impact du partenariat sur les ventes du concessionnaire, mais en termes d’image, c’est du 100% bonus. Surtout en terres alsaciennes naturellement tournées vers le développement durable. « En 2017, nous étions numéro 1 du réseau France sur les ventes de véhicules électriques, et numéro 2 en 2018, se réjouit le directeur. Preuve de l’intérêt de notre région. »

La BMW I3

À l’inverse, Michel Hentz se veut prudent : « Nous ne sommes pas encore en capacité en France à avoir une flotte 100% électrique, car nous n’avons pas l’approvisionnement en électricité nécessaire. Par ailleurs, nous faisons attention à bien prendre en compte les besoins en mobilité de nos clients pour s’assurer du type de véhicule qui leur convient vraiment. »
Les joueuses des IS en sont la preuve : si elles aiment le calme et la pêche des véhicules électriques, leur équipement encombrant ne leur permet pas de les utiliser tout le temps. Reste que le modèle est en marche.
Et les IS y participent.