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Le français, ce sont les grandes orgues, qui se prêtent à tous les timbres, à tous les effets, des douceurs les plus suaves aux fulgurances de l’orage.

Léopold Sédar Senghor – Ethiopiques (1956)

D’abord pour la beauté du mot… Fulgurances ! Un de ces mots français qui, comme par magie, nous offre, à sa simple lecture, l’image même de ce qu’il veut dire. Un « mot vivant » en quelque sorte, et grâce, ne l’oublions pas, à une langue morte. (du latin, fulgurare, lancer des éclairs.)
Ensuite, parce qu’en cette période bénie de rentrée culturelle et littéraire, nous avons l’immense chance à Strasbourg, d’accueillir, avec les Bibliothèques Idéales, une manifestation qui pourrait fort bien s’appeler le « festival des fulgurances », tant ce qui y est régulièrement exprimé par les écrivains invités, suscite auprès du public, admiration, enthousiasme, interrogation et bien d’autres émotions qui, toutes, éclairent un mois de septembre à la luminosité doucement descendante.
Et que dire des fulgurances exprimées ici même, dans ce numéro 30 d’Or Norme ? Et notamment par des fidèles des « BI ».
Celles de Stanislas Nordey, directeur du TNS, qui se livre comme jamais sur l’origine intime de son goût pour le théâtre. Celles de Régis Debray, qui dans un formidable entretien accordé à Jean-Luc Fournier, les multiplie, pour expliquer à son ls de seize ans, et à nous tous, les enjeux d’une époque où, selon lui, les écrivains ne font plus le poids face à l’univers numérique, même si « il y a toujours une cour de récréation pour que les écrivains jouent entre eux et avec leurs lecteurs… »
Mais nous savons bien, et Régis Debray aussi, que c’est dans la cour de récréation que nous avons tous expérimenté la « vraie vie », celle des amitiés, des amours, des cruautés, de l’apprentissage du bien et du mal.
Il faudra donc relever le défi , soutenir, encourager ces Bibliothèques Idéales, et surtout y participer, pour avoir la chance d’être frappé par la foudre littéraire, celle qui sait éclairer notre époque sous des angles si différents que ce qui nous est généralement donné en pâture au quotidien.
Enfin, vous vous laisserez également surprendre dans ce numéro 30, comme nous sans doute, par CharlElie Couture et ses fulgurances New-Yorkaises, et encore celles de Marquis de Sade, d’Agnès Ledig, de Vanessa Schneider, et de trois femmes de culture qui éclairent, elles aussi, si avantageusement le Strasbourg qu’on aime…Or Norme.

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