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Intérieur/ extérieur, une question existentielle :
Quand on peut cesser de se poser les questions concernant la survie (boire, manger, un toit où dormir) on vient immanquablement à s’interroger sur la question de l’existence. TO BE or NOT TO BE ? Cogito ergo sum ? Qu’est-ce qui me prouve que j’existe ?
À cela deux réponses :
1-La théorie du REFLET dit qu’on se voit exister quand on se reconnaît dans le REFLET d’un « miroir » (ou œuvre, ou personne), à travers laquelle on a le sentiment de se retrouver.
2-La théorie de l’EMPREINTE considère qu’on est l’auteur, responsable des traces qu’on laisse (sur le sol ou autre surface : page de papier, mur, toile, ordinateur). Utiles ou inutiles, toutes les créations sont le résultat d’une intention. L’homme préhistorique qui apposa sa main pleine d’argile sur la paroi d’une grotte, inventa de ce même geste l’écriture, la peinture et la psychanalyse / conscience de soi.

Dans la théorie du REFLET, le miroir vous préexiste, il est là, qu’on s’y reflète ou pas. Par « miroir », il faut entendre « tout ce qui est extérieur à vous ». C’est le reflet qui vous rassure : OUT/IN.

L’EMPREINTE, c’est le fait de formaliser ce que l’on ressent, choisir (volontairement ou pas) de partager ce qui obsède, ou plus généralement les pensées ou les émotions, bref tout ce qui est intérieur : IN/ OUT.

NEW YORK IN/OUT
La reconstruction.

Un an après le décès de mon père, je suis parti remettre mes compteurs à zéro à New York. Je me suis reconnu dans la ville, et j’ai commencé à la peindre.
« Find your mission », oui la ville m’a en grande partie, révélé à moi-même.
Je me suis reconstruit dans une ville qui se reconstruisait aussi après 9/11. Mes sculptures étaient faites de morceaux de bois récupérés dans la rue.

IN/OUT-OUT/IN.

J’y suis resté 15 ans.
Un jour, j’ai su que j’avais trouvé ce que je cherchais.

Toutes les grandes métropoles sont des êtres vivants à part entière. La nuit elles dorment, en hiver elles hibernent… Comme les globules dans le sang, piétons et véhicules circulent dans les artères de ces monstres plus ou moins mégalos. Comme les clones des (nombreux) démiurges et urbanistes qui les ont dessinés / conçues /voulues, les villes ont l’esprit des pionniers qui les ont inventées.

NEW YORK est à la fois terriblement dure et complaisante. Elle vous stimule, elle vous tente et vous épuise aussi. Coûte que coûte. NEW YORK coûte très cher ! Elle vous réjouit, comme une maîtresse qu’on veut satisfaire, et vous êtes prêts à tout risquer pour elle, et même vous tuer au travail.

NEW YORK vous encourage à vous dépasser. Elle vous pousse à outrepasser vos limites. Vous êtes conscient des risques et pourtant prêts à jouer, tout mettre sur le tapis.
Et même si l’on ne gagne pas à tous les coups, pourtant vous ne lui en voulez pas, parce que vous en ressortirez grandi.

Et puis au milieu de ce grand bazar matérialiste capitaliste, dans l’air il y a l’ART. La respiration de l’Art Contemporain, dans sa spontanéité et tous ses paradoxes. L’ART, grâce à qui, on peut s’émanciper…
Mais ça c’est une autre histoire. Encore faut-il vouloir y croire…

NEW YORK, est une attitude,
Celle de ceux qui, au ras du sol, rêvent d’altitude.

CharlElie COUTURE
Août 20XVIII

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